Appel à communication

La Société québécoise pour l’étude de la religion (SQER) tiendra son premier congrès biennal à l’Université Laval les 19 et 20 novembre 2020.

La tenue d’un colloque annuel est l’une des principales activités de la SQER depuis sa fondation, il y a plus de 30 ans. Après la relance de la société savante en 2015, les membres ont décidé  d’en renouveler la formule en tenant désormais un congrès aux deux ans, en alternance dans une université québécoise.

L’Université Laval est heureuse d’être l’hôte officiel de ce premier congrès biennal. Avec le thème « La tradition québécoise d’étude de la religion », c’est à une cartographie de l’étude du religieux québécois que l’événement nous convie, dans la diversité des approches et des perspectives. Comme pour tout congrès de société savante, la thématique se veut porteuse sans être restreignante. Tous les sujets sont bienvenus, tant pour une proposition de session thématique que de communication libre.

Que les 19 et 20 novembre 2020 soient l’occasion d’un rassemblement d’ampleur des chercheuses et chercheurs de notre domaine, permettant de nous rencontrer, de nous retrouver, d’échanger et de collaborer.

Ce sera un vrai plaisir et un honneur de vous recevoir!

Jean-François Laniel et Jean-Philippe Perreault

Organisateurs-hôtes
Professeurs, Faculté de théologie et de sciences religieuses
Université Laval

Problématique

NOTE: Comme pour tout congrès de société savante, la thématique se veut porteuse sans être restreignante. Tous les sujets sont bienvenus, tant pour une proposition de session thématique que de communication libre.

« [O]n pourrait se demander s’il ne serait pas d’un grand secours que ceux qui étudient la religion et la philosophie et d’autre part ceux qui étudient les sciences sociales puissent se réunir à intervalles périodiques pour se stimuler réciproquement. Chacun contribuerait au développement de la sociologie de la religion dans les limites de ses propres travaux. Les sociologues, adonnés à l’étude de la société, des théories politiques et des formes de gouvernement, pourraient exposer un aspect du sujet, tandis que ceux qui travaillent à l’étude comparative des religions, aidés par la philologie, l’archéologie et par les différentes théologies, pourraient développer l’autre aspect, les uns et les autres élaborant une sociologie de la religion. »
Joachim Wach, Sociologie de la religion, 1955, p.14.

« L’arrivée de la SQÉR a donné forme et figure à la vitalité des Québécois et des Canadiens français dans l’étude scientifique de la religion. Ce faisant, elle a fait mieux apparaître leur originalité, en même temps qu’elle les équipait pour mieux les relier avec les autres cultures scientifiques et sociales dans cette pratique. »
Jean-Paul Rouleau, « Mot du président », Bulletin de la SQÉR, no 9., 1994.


Vastes projets scientifiques et institutionnels que nous faisons explicitement nôtres dans le cadre de ce premier congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion : Quels sont les grands ouvrages, les grands débats, les grandes approches et les grandes écoles qui ont marqué et qui marquent encore l’étude québécoise du religieux et de la religion? Autour de quelles interrogations, de quelles préoccupations, de quels enjeux et de quels concepts son champ intellectuel s’est-il défini et structuré au fil du temps? Quels en sont les grands moments, les grands tournants, les grands contextes, les grandes influences? Quels en sont les grands artisans et les grandes artisanes, connus et oubliés, pionniers et héritiers, de la marge comme du centre? Voilà les questions axiologiques au centre du premier congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion, qui a pour projet l’objectivation de la tradition québécoise d’étude de la religion[1].  En effet, l’heure des bilans fondateurs nous semble venue pour l’étude de la religion au Québec. Quelques raisons l’expliquent.

Le contexte, d’abord, est central. Rarement a-t-on parlé autant de religion au Québec que depuis une décennie – et rarement en a-t-on aussi peu parlé. Si le mot est sur toutes les lèvres depuis le débat sur les accommodements raisonnables et celui sur le modèle québécois de laïcité, il y est davantage question de principes universels et de modèles de gestion étatique du religieux que de religion vécue, pratiquée et pensée. L’un ne va pourtant pas sans l’autre : c’est bien le religieux concret que se propose d’encadrer la loi, et ce sont bien certains rapports concrets à la religion qui instruisent la loi.

Le contexte, ensuite, est fondamental. Si l’on a beaucoup et peu parlé de religion au cours de la dernière décennie au Québec, on a également, pour des raisons semblables, beaucoup et peu parlé du Québec, de la religion telle qu’elle y est effectivement vécue, pratiquée, pensée et encadrée. L’islam tel qu’il existe au Québec n’est pas a priori celui qui existe dans les pays arabes, pas plus que l’islam n’est pareillement pratiqué de pays en pays, d’époque en époque, de tradition en tradition, de groupe en groupe. Non seulement en est-il de même des rapports tantôt divergents tantôt convergents des Québécois francophones de tradition catholique à l’égard de la religion, mais il en est de même, plus largement, de l’ensemble du paysage religieux québécois, qui n’est ni celui que l’on retrouve ailleurs, ni celui qu’une culture et des institutions (politiques, juridiques, etc.) appréhendent distinctement.

Les chercheurs en études québécoises de la religion sont ainsi doublement convoqués par le grand comme par le petit contexte, et ce, alors même que leur champ d’expertise a connu d’importantes transformations au cours des dernières décennies, qu’il s’agisse de la laïcisation de la perspective disciplinaire, de la fermeture de nombre de facultés de théologie, de la baisse du nombre d’étudiants inscrits en sciences religieuses, voire de la « sous-traitance » ou « sous-champtisation » des études religieuses, appelées en complément utile d’autres disciplines, mais écartées en tant que perspective épistémologique. Qu’est-ce qu’étudier le monde par la lorgnette du fait religieux, de la question religieuse et de la dimension religieuse du social, lui-même à comprendre en soi, en relation et en comparaison? S’il s’agit là d’un défi pour l’étude québécoise de la religion, il s’agit surtout d’une invitation et d’une raison d’être, celles d’un chantier de recherche.

En cela, si l’heure des bilans fondateurs a sonné, c’est bien à un bilan qui ouvre des horizons et qui creuse des perspectives que sont conviés les chercheurs de toutes les disciplines. Un bilan dont le devoir de mémoire a pour vocation d’inspirer et d’enrichir de nouveaux travaux autant que de prévenir certains écueils et d’anticiper certaines difficultés grâce à une connaissance améliorée du travail et du terrain des devanciers. La science, a-t-on l’habitude de dire, est cumulative. Encore faut-il pour cela que le travail soit effectivement cumulé – recensé, colligé, problématisé, synthétisé. C’est à ce travail de fondation institutionnelle que se consacre plus ou moins consciemment la Société québécoise pour l’étude de la religion depuis sa relance en 2016.

Depuis lors en effet, quatre grands colloques aux titres suggestifs ont été organisés : « Le religieux où on ne l’attend pas. Nouveaux enjeux pour la recherche universitaire » (2016); « Religion et culture : entre oxymore et pléonasme » (2017); « Étudier la religion au Québec : regards d’ici et d’ailleurs » (2017); « Les espaces du religieux » (2018). Tour à tour, la SQÉR s’est employée à cartographier les nouveaux enjeux et les nouveaux lieux d’expression de la religion, tout en dégageant les grandes questions et les grandes approches que ses membres ont en propre et en partage avec d’autres champs et traditions de recherche.

Pour son premier congrès biennal, décidé lors de l’assemblée des membres tenue en 2018, la Société québécoise pour l’étude de la religion se propose de retourner à ses sources, celles qui fondent sa raison d’être, celles qui animent ses recherches et celles qui la projettent vers l’avant : « La tradition québécoise d’étude de la religion » (2020). Le propos est volontairement large et fondamental, car il vise à instituer autant qu’à fédérer. Il cherche à comprendre les intérêts de recherche des Québécois. Il cherche à recenser, à colliger, à problématiser et à synthétiser l’étude québécoise de la religion, afin d’expliciter en l’institutionnalisant son champ discursif, vaste et divers, de sorte que sa tradition vivante puisse être enseignée, discutée, améliorée – et qu’avec elle, la religion telle qu’elle existe au Québec soit pensée dans sa complexité et son actualité.

Axes de réflexion

Quatre axes principaux sont proposés :

Les approches québécoises en étude de la religion : quelles sont les grandes approches québécoises en matière d’étude de la religion? Quelle est leur histoire, leur regard épistémologique et méthodologique, leurs principaux acteurs, débats et contributions?

Les chercheurs québécois en étude de la religion : qui sont les grands auteurs québécois en études de la religion? Quelle est leur histoire, leur regard épistémologique et méthodologique, leurs principales contributions?

Les contributions québécoises à l’étude de la religion : quelles sont les principales contributions à l’étude québécoise de la religion? Quelles sont les contributions à des phénomènes religieux internationaux étudiés à partir du Québec? Quels en sont les œuvres, les livres, les articles, les colloques et les débats marquants?

Les objets québécois en étude de la religion : quels sont les principaux objets en étude québécoise de la religion? Quels sont les objets extérieurs au Québec étudiés par des Québécois? Quels sont les objets émergents et nouveaux? Comment comprendre et expliquer cet intérêt de connaissance, son traitement et donc son effet sur la constitution de la tradition québécoise d’étude de la religion? En quoi sont-ils singuliers et universels?

Proposer une communication ou un panel thématique

Nous invitons tous les chercheurs intéressés par ce chantier sur la tradition québécoise d’étude de la religion, peu importe l’affiliation et la formation disciplinaires, à nous soumettre une proposition de communication ou de panel (intégrant tous les éléments d’une proposition de communication).

– Voir les indications sur cette page.

Objectifs premiers

Ultimement, c’est à une cartographie de la tradition québécoise de l’étude de la religion qu’aspire le premier congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion, avec pour ce faire un rassemblement d’ampleur des chercheurs qui œuvrent dans ce champ de recherche de manière à ce que tous s’y retrouvent.


[1] Comme Robert A. Nisbet a pu écrire La tradition sociologique (Paris, PUF, 1984), ou Jean-Philippe Warren La tradition sociologique du Québec francophone (Québec, PUL, 2003), et comme l’on parle plus largement de « tradition nationale en sciences sociales » (Johan Heilbron, dans Revue d’histoire des sciences humaines, no 18, 2008).

Soumettre une proposition de session thématique

La formule « congrès » permet la tenue de sessions thématiques (panels) réunissant des chercheuses et chercheurs autour d’un thème ou d’un sujet particulier. Cette modalité favorise tout aussi bien l’exploration d’un nouveau sujet que la synthèse des travaux menés au cours des dernières années. La session thématique peut être organisée par une chercheuse ou un chercheur (professeur, postdoctorant, doctorant, professionnel de recherche…). Les intentions peuvent être diverses : regrouper des experts et spécialistes d’une question particulière, faire le point sur les travaux en équipe de recherche ou préparer une publication collective.

Dans le document suivant, vous trouverez les indications nécessaires à la soumission d’une proposition de session thématique.


Une fois le document complété, vous pourrez le transmettre aux responsables du congrès à l’adresse suivante : sqer2020@ftsr.ulaval.ca 

La date limite est fixée au 1er juin 2020. Un accusé de réception vous parviendra.

Pour toute question ou information, écrivez-nous à la même adresse.

Soumettre une proposition de communication libre

Vous êtes invités à soumettre une proposition de communication libre, individuellement ou en équipe. En regard des propositions reçues, les organisateurs-hôtes regrouperont les communications sous différentes thématiques.

Dans le document suivant, vous trouverez les indications nécessaires à la soumission d’une proposition de communication libre.

Une fois le document complété, vous pourrez le transmettre aux responsables du congrès à l’adresse suivante : sqer2020@ftsr.ulaval.ca 

La date limite est fixée au 1er juin 2020. Un accusé de réception vous parviendra.

Pour toute question ou information, écrivez-nous à la même adresse.

Programme

Le programme du congrès sera finalisé au cours de l’été 2020.

Vous pouvez déjà noter qu’il comprendra, outre les sessions thématiques et les communications libres, de grandes conférences plénières ainsi qu’une soirée festive (dès 17h) le jeudi 19 novembre.

Frais d’inscription et inscription

L’inscription sera possible en ligne, dès le mois de juin 2020.

Tous les conférenciers et conférencières doivent être dûment inscrits pour participer au congrès et membre en règle de la SQER (voir section adhésion).

Afin d’assurer un large accès à l’événement, le conseil exécutif de la SQER a établi la tarification suivante pour le congrès 2020 :

Professeurs.es100 $
Étudiants.es, postdorants.es et personnel professionnel de recherche 25 $
Autres membres (retraités, diplômés, etc.) 50 $

Bienvenue à l’UL et à Québec | Informations pratiques

L’Université Laval et l’étude du religieux

L’Université Laval trouve ses origines dans le Séminaire de Québec (1663), l’un des premiers établissements d’enseignement en Nouvelle-France avec le Collège des Jésuites (ou Collège de Québec, 1635). Situé à l’emplacement de l’actuel hôtel de ville de Québec, c’est au Collège de Québec que l’on assista aux débuts de l’enseignement de la théologie à Québec et au Québec, de même que les premiers pas de l’enseignement supérieur en Amérique du Nord, il y a plus de 350 ans. En 1852, le Séminaire de Québec se trouve à créer juridiquement, par l’obtention d’une Charte, l’Université Laval. Quatre facultés existent alors : médecine, droit, théologie et arts.

Si la théologie fait partie des disciplines fondatrices de l’Université, c’est beaucoup plus récemment que les sciences religieuses font leur entrée. Le Centre de recherche en sociologie religieuse, premier centre de recherche à l’Université Laval, fut fondé en 1958 en ayant pour mandat d’être au service de la théologie et de la pastorale avant de prendre ses distances avec l’institution ecclésiale et de s’autonomiser comme discipline.

Dans les années 1950, l’Université Laval quitte le Vieux-Québec pour se regrouper en un campus « moderne », sur le Plateau de Sainte-Foy.

www.ulaval.ca | www.ulaval.ca/notre-universite/origine-et-histoire |www.ftsr.ulaval.ca   

Bienvenue à Québec!

Participer à un congrès à l’Université Laval, c’est aussi l’occasion de séjourner à Québec. Afin de profiter de cette ville unique en Amérique, nous ne saurions trop vous recommander de prendre le taxi ou le métrobus à partir de l’Université Laval et aller vous balader dans les quartiers centraux : Montcalm, Faubourg Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch, Saint-Sauveur, Limoilou et, bien entendu, le Vieux-Québec, site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et malgré la vingtaine de minutes de transport qui vous séparera de l’Université, vous ne regrettez pas d’y réserver votre hébergement et de pouvoir ainsi prendre votre petit déjeuner dans un café sympathique ou un verre en fin de soirée dans un pub ou une microbrasserie. 

https://www.quebec-cite.com |

Hébergement et repas

L’hébergement et les repas sont aux frais des participants.

Au cours des prochaines semaines, nous déposerons ici des suggestions pour faciliter votre choix d’hébergement comprenant, notamment, les résidences universitaires. Nous préparons également des indications pour les repas du midi du jeudi et du vendredi.

Déplacements vers et à Québec 

Outre la voiture et le covoiturage, il est possible de se déplacer vers Québec par train (www.viarail.ca) et autobus (www.orleansexpress.com). Les gares de train et de bus les plus près de l’Université Laval sont celles de Sainte-Foy. Pour le centre-ville, on descend à la gare du Palais (train et bus). Concernant les billets de train, nous vous invitons à réserver tôt et à profiter des « Mardis rabais » afin d’obtenir les meilleurs prix.

Le campus de l’Université Laval se trouve dans un axe très bien desservi par le réseau de transport en commun (www.rtcquebec.ca). Des métrobus (800, 801 et 807) relient l’Université au Centre-ville en moins de trente minutes. Vous pourrez acheter des billets dépanneur du Pavillon Desjardins de l’Université Laval ou payer comptant dans le bus (3,50$).

La course en taxi de l’Université vers la colline parlementaire et le centre-ville vous coutera entre 20 et 25 $. Pour les participants qui arriveront de l’étranger, il est possible d’atterrir à l’Aéroport international Jean-Lesage. Sauf pour quelques liaisons (États-Unis, Paris…) il vous faudra passer par Montréal (YUL) ou Toronto (YYZ). De l’aéroport vers l’Université ou le centre-ville de Québec, il faut prendre soit un taxi, soit l’autobus.

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